Randonnee en Islande
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JOUR 2

Lever 6:30, j’attends jusqu’à 10 :00 puis le prend le métro pour ramener la sacoche du téléphone satellite, presque complète, à l’exception du téléphone et 2 batteries (chargées pendant la nuit). J’ai désormais accroché la tente au sac à dos et suis parvenu à y fourrer le téléphone en démontant l’antenne. L’ensemble est terriblement lourd (23 kilos) et je ne compte pas encore le gaz et l’eau. Le poids est tel que j’ai de la peine à simplement le soulever ! Curieusement, une fois sur le dos on le sent étonnament peu (à part les courroies qui scient les épaules avec application). J’apprends par contre de nouvelles sensations qui présentent peut-être des similarités avec ce que connaissent les personnes agées : je descent très prudemment les marches et je note qu’en monter quelqu’unes est très rapidement épuisant J Je découvrer aussi l’intertie : en ligne droite, la marche ferait presque oublier le sac mais c’est le ralentissement qui demande un effort inhabituel. Je me fait l’effet de l’inertie d’un train, et même temps le sac est si lourd lorsque je m’y arnache que je me fais l’effet d’un moustique se solidarisant à un camion… J’expérimente aussi les multiples réglages des sangles (d’en découvrirai encore en randonnant, des jours plus tard). L’une d’entre elles permet de rapprocher les sangles et passe sur la poitrine. En la serrant, j’ai l’impression de faire idéalement travailler les épaules. Seul inconvénient je ne peux plus respirer convemablement car ces sangles bloquent la cage thoracique (à l’usage il se révèlera effectivement que le seul important souci du port du sac réside dans le point de passage de ces sangles autour des épaules). Finalement j’arrive à l’aéroport Charles de Gaulle, Terminal 1. La queue pour le check-in (22B) IcelandAir et simplement monstrueuse, maintenant je comprend pourquoi ils demandent d’être là 2 heures à l’avance (il est midi)… Finalement cela avance étonnament vite, j’ai l’impression de n’avoir pas plus attendu qu’à Brest sur Air France avec une queue de 3 passagers…  Ma hantise est toujours de me faire mal maintenant en transbahutant ce sac, ce serait trop bête que l’aventure s’arrête à Paris sur un problème de dos et de genoux par exemple. A ce propos, je m’inquiète un peu pour mon genoux gauche qui me fait un peu souffrir, j’espère que ca ne s’aggravera pas trop.

Finalement, je laisse mon téléphone satellite dans mon sac à dos, il me semble ainsi aussi bien protégé que je le trimballe avec moi (sans compter sur les problèmes éventuels au contrôle de sécurité suite aux attentats de Londres qui ont eu lieu juste hier). Iceland Air n’a pas de sac plastique pour emballer le sac à dos, j’indique que le contenu est fragile et il reçoit l’étiquette ad hoc.  Une fois de plus j’oublie de mettre mon nom sur la tente, j’espère qu’elle ne se détachera pas de mon sac !

J’ai encore une petite anxiété en voyant tout le monde équipé de son billet alors que je n’ai qu’un billet électronique, un simple email sorti de l’imprimante. Mais visiblement tout est en ordre et mon check-in est finalement réussi. Je commence croire que je vais parvenir effectivement jusqu’en Islande ! Dans le même temps, j’ai l’impression d’être dans une peau d’aventurier : tout est relatif, quand je voyage, c’est normalement en costume, avec pour baggage un attache case (non enregistre) et un Hilton à l’arrivée. Là je suis en chaussure de rando, t-shirt et ma chambre à coucher une tente dans de grands espace venteux J

J’arrive dans la partie 7 du Terminal 1 où j’attends avec Français et Islandais l’embarquement a 13 :30. Je m’aperçois une fois de plus que ce satané téléphone cellulaire Sony s’est mis en marche tout seul. Grrr…  Je ne pourrai plus le recharger avant mon retour et il pourrait m’être encore utile en complément du tel sat.

Je fais un peu le compte de ce que j’ai pris dans mon sac : qu’est-ce qui est vraiment nécessaire ? Je m’aperçois d’ailleurs que ce qui fait la difficulté de la préparation c’est le nombre de choses absolument essentielles sans laquelle la randonnée sera impossible. Ainsi il n’est pas concevable de se passer de chaussures, de tente (3.3 kG), de duvet (1 kG), de nourriture (2-3 kG), etc… Le reste est en partie du confort mais peut s’avérer absolument précieux (sandalettes pour éviter de se blesser dans les gués), batons de marche pour avancer malgrés la charge,  et puis le tel sat ou la corde peuvent faire une grande différence en case de situation critique. Bien sûr, il ne faut pas oublier le poids du sac lui-même (~3 kG) !

Bon, on embarque, le vol se passe bien et l’on arrive finalement en vue de la mer après une longue approche. Visiblement, le vent est fort, on voit des moutons quie se brisent et laissent de larges traces d’écumes. Cette approche s’éternise, et à une altitude plutôt basse au-dessus de l’eau, plutôt inquiétant… Finalement, un bout de côte apparaît à droit et l’on se pose dans un paysage désertique, noir, et battu par une pluie fine et un vent généreux. L’aéroport est petit, mais l’échellle d’un pays de 300,000 habitants. Je recupère mon sac sans problème et il n’y a tout simplement pas de contrôle d’identité. Je parviens sans difficulté à changer 500 euros puis je prends le FlyBus pour Reykjavik. Ma voisine, je m’en aperçois trop tard, est – quoique jolie – enrhumée, je m’inquiète qu’elle ne me contamine… Visiblement elle est aussi paumée que moi et cherche également le moment pour descendre au terminal BSI (qui s’avère être le Terminus). On y parvient finalement après avoir rourle 30-40 minutes sous une pluie fine dans un paysage fait de lave recouvert de lichen et de cendre noire. Je voudrais bien filer dés maintenant vers l’horizon ! Très peu d’habitations. A la gare routière, je m’aperçois avec la charmante préposée aux informations que le bus que je voulais prendre part en réalité à 08 :30, celui de 09 :00 faisant un parcourt plus lent de type touristique. Bon, je n’ai plus qu’à trouver ma guesthouse dans Reykjavik. C’est une ville qui surprend, avec ses maisons basses et colorées, qui semble baties légèrement et entrecoupées de larges avenues (ou passe de temps à autre une voiture…). La guesthouse (4th Floor) censée se trouver, « just around the corner » se révèle tout de même à 30 minutes de marche. En chemin je tombe sur une station d’essence qui me fait espèrer pouvoir acheter du gaz. Las, il n’y a pas de magasin (le seul magasin est un magasin de peinture où une jeune brunes-moi qui croyais les Islandaises toute blondes- m’indique où trouver le centre commercial le plus proche). Après quelsques errements, (18 :30) je trouve finalement ma guesthouse qui se nomme en fait « 4th floor hotel », à ne pas confondre avec la « 101 GuestHouse » dans le même batiment.

Bon, j’essaye le tel sat à l’extérieur, ca marche un peu, on s’entend de manière assez aléatoire mais je pense que ca suffira. Je marche ensuite 1 heure dans Reykjavik à la recherche d’un restau et de gaz. Il continue à alterner soleil et pluie toutes les 15 minute, c’est vraiment curieux. Par ce temps, en Suisse on verrait tout le monde en parapluie. Ici, ils sont très rares et je soupconne qu’ils appartiennent à des touristes…. La plupart des gens vont même tête nue alors qu’il pleut objectivement ! Les enfant sortent jouer comme si de rien n’était, clairement on sent que c’est un temps standard. Au bout d’une heure et après différentes quêtes infructueuses dans des magasins, je fini par trouver une station service qui vend (comme tout le monde me l’avait bien dit) du gaz. Elle est située sur une route qui longe la mer à quelques centaines de mètres à gauche (face à la mer) du 4th floor hotel. Il n’y a qu’un seul modèle á valve et il me paraît bien gros, encore du poids… Pendant que j’y suis j’en profite pour manger. Le principe est le suivant : on prend des plats préparés et on les réchauffe soit-même dans le micro-ondes. Bon, je me laisse tente par un sandwich au « beef ». Je m’aperçois alors que je le mange qu’il est vraiment très bon mais en même temps un doute s’insinue : si ça me rendait malade ? (bœuf haché en sauce en pays étranger…) Je réalise que ce serait un catastrophe, le lendemain je n’ai plus de chambre et nulle part où loger sinon dans le désert des Highlands. Je devrais donc continuer mon périple même malade comme un chien… Ca me coupe immédiatement l’appétit et j’arrête après en avoir mangé un bon tiers. De retour, je demande à la logeuse si elles a déjà entendu parler d’étrangers intoxiqués qui m’indique n’avoir jamais rien entendu de la sorte…bon je respire. Je conviens qu’elle me réveille à 6 :50, je compte partie a 7 :30 pour être sûr d’être à 8 :30 à la gare routière.

Je fais également un plein partiel de ma gourde. Franchement je n’ose par y mettre 6 kilos d’eau, j’ai vraiment peut de me casser quelquechose. En fait je sens que la première chose qui fasse souffrir, c’est plutôt la peau (pieds et épaules), et moins les cartilages, os et muscles.