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Randonnee en Islande
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JOUR 3 Premier jour de rando. Je me léve et je me mange le petit déjeuner du GuestHouse. Curieusement, il y a un ventilateur dans la salle á manger, je me demande si les Islandais ont besoin d’un vent permanent dedans comme dehors ;) Je rempli ma gourde avec ~2 litres d’eau. J’ai très mal dormi car il faisait chaud, il faisait également jour (!) et le bruit de la circulation était vraiment conséquent (pas vraiment du à la densité du trafic vu le peu de voiture mais plutôt l’acoustique particulière de la rue). Bon, je me rend à la gare routière. Là je découvre plein de gens avec leurs sac à dos, un peu comme moi… Je prend le bus 02 qui doit m’emmener au début de mon périple, départ 8 :30. Je préviens le chauffeur que je souhaite être déposé quelques kilomètres avec Gulfoss, juste avant les ponts qui traversent la Hvista (j’y savais quelle erreur je suis en train de commettre!). Comme prévu, il s’arrête vers 11 :00, je descend. Il régne un vent sérieux avec un petit crachin… Le chauffeur me redemande si je veux vraiment être laché là, car quelques kilomètres plus loin, il y a les chûtes de Gullfoss qui sont d’après lui superbes. Je confirme, car je vois aucun intérêt à aller voir l’attraction X ou Y, particulièrement celles qu’il ne faut absolument pas rater J Je suis toujours admiratif pour tous ces gens qui ont la curiosité d’esprit de visiter toutes ces choses. Pour ma part, j’ai l’impression que si tout le monde peut aller le voir, je ne vois pas pourquoi j’ajouterai une paire de mirettes supplémentaires à tous ces yeux admiratifs, mais bon. Je ne sais pas ce que je suis venu chercher en Islande, mais certainement pas ca ! Je commence par vérifier mon GPS en utilisant le référentiel Hjoring 55 et je m’aperçois que ca marche très bien ! En route donc, je descent un chemin qui doit me conduire à 3 ponts situés sur la Hvita. Premier problème, après 30 minutes de marche, je ne vois toujours pas la rivière. Je fais un point GPS qui me montre qu’il se trouve à 400m devant moi… sceptique, je quitte le chemin pour aller tout droit dans la direction indiquée et miracle, la riviére est bien là ! Bon, mais pas de trace de pont… je devine qu’il y a un gué mais là il y a vraiment trop d’eau (sachant qui je suis seul). Je reprend la carte et je me rend compte que cela change tout mes plans car il faut monter beaucoup plus au nord (ou il y a un pont), et je ne pourrai pas me rendre à l’Est de la Hvita comme prévu à partir d’ici. En particulier, je dois reprendre la route qui me mènera à Gullfoss…Le retour sur la route est épuisant, je suis énervé, ca monte et il y a des herbes hautes et des trous d’eau qui rendent la progression vraiment pénible. Je vois des petits ruisseaux qui serpentent dans des tranchées profondes de 1 à 2 mètres sous le niveau des herbes, il doit être possible d’y tomber… attention ! Finalement j’arrive jusqu’à la route et je m’accorde un petit casse-croute au bord de la route. Je refais le point sur ma situation mais c’est vraiment difficile de faire ça sereinement avec un vent pareil (+pluie + froid + mal installé). Je manque de perdre ma carte dans le vent… Je reprend ma route mais sur le bitume. Cette petite escapade m’a déjà couté 2 :30 d’une marche épuisante. J’ai toujours trouvé que randonner sur une route est une aberration et pourtant je suis en train de le faire moi-même en Islande ! Après plusieurs kilomètres de marche, j’arrive en fin à Gullfoss et je guette avec honte le bus qui va peut-être me croiser en revenant de Gullfoss J heureusement je ne le vois pas. Mais je m’entête quand même à ne pas aller voir ces satanées chûtes et je passe au large en suivant la route. J’ai alors deux options : continuer pendant 9 km sur cette route jusqu’au pont ou rejoindre ce pont par un trajet hors-piste… il est déjà 15 :30, je me dit qu’il vaudrait mieux que je prenne ma liberté mainteant pour avoir le temps de trouver un campement. Malheureusement, le bord de la route est cloturé (sans doute pour chevaux ou moutons… j’en verrais d’autres). Je marche un moment avant d’arriver à un endroit oú ô miracle, la barrière s’arrête. Je refais un point GPS mais je parviens par lui faire comprendre où je souhaite aller… je décide d’y aller au jugé et je quitte – enfin – la civilisation en m’éloignant progressivement de la route. Je dois traverser des terrains variés de cendres, pierre mais surtout des bosquets de fleurs sauvages qui montent à près de 50 cm de haut. Ces dernières sont génantes car elles empéchent de voir où l’on pose le pied (et je ne veux pas me casser quelque chose tout seul !), de plus elles retiennent l’eau de pluie et je me retrouve rapidement mouillé…
J'aperçois les voitures à l'horizon et je cherche donc le trajet qui me bouchera definitivement cette vue deprimante. J'y parviens finalement et j'arrive en vue d'une petite riviére. Je commence à rechercher un emplacement qui conjuguerait un abris vent, un sol plat et non rocailleux et de l'eau à proximité. Finalement, je me convainc que l'autre côté de la rivière semble beaucoup mieux répondre à mes attentes (histoire éternelle…). J'échange donc mes chaussures contre mes sandalettes… dont une casse immédiatement. Je bricole un truc et je tente le coup (en 2 passages car il y a un petit ilot). La première partie se passe bien, je pensais d'ailleurs que j'aurais plus froid. J'aborde la deuxième traversée qui est bien plus grande. Au début ca va, mais avec mes 25 Kg sur le dos, mes chaussures au poignet et mes battons (qui s'avèrent utiles dans cet exercice), je commence à manquer d'équilibre d'autant plus que le courant et la profondeur augmentent en centre du gué… Je réalise alors toutes les conséquences d'une chûte dans l'eau : le matériel électronique, les cartes et tous les vêtements et sac de couchage mouillés… le jeu n'en vaut pas la chandelle, je reviens en arrière et je cherche un site plus approprié… que je trouve finalement même si la traversée s'avère quand même délicate… Enfin, je prend pied sur l'autre berge et je m'apercois que cette herbe qui semblait si accueillante l'est encore plus et même trop. J'ai l'impression de marcher dans du marshmallow : c'est de l'herbe qui pousse sur la mousse épaisse, je me vois mal planter un piquet là-dedans…. Je continue néanmoins à remonter la rivière et je trouve de nombreux sites… dont aucun de maxisimise ma fonction multi-paramètres… Il reste encore 3-4 h avant mon rendez-vous tel. Sat. Alors je finis par me décider pour une site le lond d'un petit affluent de la rivière. Je suis environ 1.5 m au-dessus, ce qui devrait donc suffire en cas de crue soudaine. J'inspecte également la flore et conclue que l'eau n'a pas du dépasser le niveau actuel depuis un moment (voir les photos). Je prend une photo pour controller avec une référence si le niveau montait au cours de la nuit. Je monte finalement ma tente, toujours inquiet pour la tenue des piquets. Puis après réflexion, je la tourne pour tenir compte des sa forme par rapport au vent dominant. Je me cuisine ensuite mon premier repas au gaz, vraiment super de manger chaud…. Puis je prépare mon rendez-vous telsat. Je me fixe un but pour demain situé à environ 8 km (et de l'autre côté du point de la Hvita). J'appelle à 20 :00 comme convenu mais malheureusement c'est le répondeur qui répond. Finalement je laisse mes coordonnées GPS actuelles et projetées sur le répondeur… c'est sans doute plus pratique car ils pourront ré-écouter mon message. Je m'organise dans ma tente, c'est vraiment agréable d'être à l'abris de la pluie et du vent, de pouvoir consulter tranquillement ses cartes, etc… Je bricole un système pour faire sécher mon jean à l'intèrieur… j'espère que ça marchera. J'envisage de ranger mes affaires pour le cas (improbable) d'un départ d'urgence pour une raison quelconque pendant la " nuit ". |