Randonnee en Islande
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JOUR 4

 

Je me réveille à 5 :30, j’ai dormi comme une masse depuis 22 :00. Je me rendors, quand je me réveille il pleut (même il pleut pas mal). J’attends 9 :30 une accalmie qui me permet de lever le camp. Pas de boisson chaude ce matin, je me content d’un peu d’eau et de barre céréales. Je commence à boire l’eau que j’ai prise hier soir dans le torrent. Je porte mon pantalon de snowboard, le jean n’étant toujours pas sec.  Mon premier objectif est de retraverer le ruisseau (TunguFlot) dans l’autre sens. Il faut dire que l’expèrience d’hier m’a rendu prudent. Il pleut maintenant à verse. Je médite sur le meilleur gué possible : faut-il peu de profondeur et beaucoup de courant ou le contraire ? Finalement, la rivière se divise en 2 et je peux traverser le premier bras sans problème. Le deuxième est plus difficile et je me demande si je dois continuer en sandalette ou remettre les chaussures (l’opèration prend du temps à chaque fois car il faut se sécher, enlever le sac, attacher les sandalettes….) Sous la pluie toujours battante, il me semble que je peux continuer un peu comme ca. Je trouve enfin un endroit qui a l’air jouable. Je progresse en marchant sur les cailloux (qui sont eux-mêmes sous l’eau). En sandallette avec 25 kG sur le dos + la pluie + le vent et le courant c’est pas si facile ! Aux ¾ du gué, je dois m’enfoncer au delà des genoux et je trempe donc totalement mon deuxième pantalon… Finalement j’arrive intact de l’autre côté avec très froid aux jambes mais content. Je continue à marcher vers le pont de la Sanda qui est à quelques kilomètres. Le sol comporte surtout des rochers et je prend bien garde à ne pas me tordre quelquechose… se qui ralentit notoirement ma progression. Enfin la pluie se calme et je peux m’octroyer un petit lunch où je fais une photo. Je repars et je me retrouve confronté aux barrières que j’arrive maintenant à franchir avec le sac sur le dos. Puis j’arrive en vue de la route qui mène au pont. Les rares automibilites me regardent ave curiosité. Il faut dire que je suis le seul élément vivant du paysage…. Je remarque que les Islandais klaxonnent ou me font bonjour de la main en passant, sympa ! Je traverse la route et je me retrouve dans un paysage assez différent fait de terre et de quelques touffes d’herbes. Parfois, il y a plein de galets ronds par terre qui font presque comme un pavage. Je me méfie des zones trop uniformes craignant des sables mouvants. Je contourne par la gauche le lac de Djuphalar, qui est essentiellement à sec. Je vois passer un groupe de randonneurs à cheval. Finalement, j’arrive en vue de la route à nouveau puis peu après du fameux pont (en bois).Je passe puis je suis le chemin 1-2 km  avant de le quitter à l’endroit où il croise la petite rivière que je me suis fixé comme but. Je la remonte dans un terrain fait essentiellement d’herbe. Je vois de nombreux coins parfaits pour le campement. Je continue à avancer et l’herbe céde la place à la rocher et à cette mousse incroyable dans laquelle marcher pieds nus est un régal. Enfin, même mon petit ruisseau change. Alors que je pouvais le franchier en quelque pas, il forme régulièrement des petits lacs de plusieurs dizaines de mètres… je sens le spectre du gué infernal revenir car je suis (bien sûr) du mauvais coté par rapport à mon itinéraire. Je continue à remonter car je voudais aussi trouver une eau moins stagnante pour m’approvisionner. Bon, la rivière se rétrécit à nouveau puis fini quasiment par disparaître entre des blocs de pierre ! J’aurai dû faire le campement avant…

Bon, en continuant à progresser, je trouver des petites mares/microlacs qui me semblent convenables. Ensuite je cherche désespérément un terrain un peu plat et surrélevé.  En même temps je suis assaili de dizaines de mouches qui vont dans les yeux, les oreilles, s’emmèlent dans me cheveux… j’ai à la fin deux sites : l’un est au vent (donc un peu moins de moches), l’autre est protégé mais avec un terrain sableux et des cailloux. Celui au vent a un sol fait de blocs de mousse. Malheureusement, ces derniers sont inégalement répartis et creusent des bosses et trous de près de 10 cm ! J’installe quand même le campement là (je pose juste la tente). Je rentre et je m’aperçois vite que c’est tout à fait invivable.

Je transporte donc la tente montée (que la toile intérieure) de l’autre côté du lac, où après avoir enlevé quelques pierres je trouve un terrain convenable (quoiqu’une fois à l’intérieur il me semblera beaucoup plus inégal). Je me fais le diner à l’intérieur pour éviter l’invasion des mouches (il est donc possible d’utiliser le réchaud dedans sans mettre le feu à la tente !). Je prépare bien mon appel telsat de 20 :00. Cette fois-ci, ma femme répond et je lui transmet mes coordonnées ainsi que mon projet pour le lendemain, juste à l’ouest du Blafell. Il est 21 :00, il pleut beaucoup… J’espère que la tente tiendrai. J’ai renforcé quelque piquets avec des pierres (j’ai maintenant compris pourquoi les piquets principaux tiennent la base de la tente via des courroies d’une dizaine de cm…).