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Randonnee en Islande
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JOUR 6 Ca a tenu impeccable et j’ai même pas mal dormi, surtout compte tenu du fait que j’avai deux pulls, que j’avais la tête et les bras intégralement enfouis dans le sac de couchage. Le vrai problème des rafales de vent c’est qu’elles font entrer de l’air froid à l’intérieur. Bon, il est 5 :00, je me rendors. A 6 :00 je me sens bien pour partir : dehors il ne pleut plus ! Je m’offre un thé chaud, puis je remballe vite et je léve le camp ! L’air est très humide et bien sûr il y a du vent… mais je vois au loin la vallée où le soleil semble briller.
Je descend aussi vite que le permet le terrain et je finis par rejoinrdre la route qui passe par le pont qui me permettra (enfin !) de franchir la Hvita. Lá, je m’accorde une petite pause et, luxe suprême, je me lave les dents ;) très cool. Bon ensuite je trace à un bon rythme pour rejoindre le pont qui passe la Svarta, puis je continue vers le site de Hvitarnes. Je remarque que les méchantes barrières sont revenues et délimitent un secteur de plusieurs km autour du lac Hvitarn. Je trouve dommage de ne pas bénéficier d’un peu de liberté dans mes mouvements et simplement ces barrières dénaturent le paysage. Près de la côte je vois de habitations (rares), mais pas de voiture, peut-être s’agit-il d’un immense secteur privé ?Je note que des portions entiéres de ces barriéres ont été semble-t-il comme « applaties » (neige ?) sans être réparées, donc je suppose qu’elles n’ont pas de fonction pour des moutons ou chevaux.
Bon, je continue en grommelant et soudain, en passant en revue la liste de toutes les choses auquelles je dois faire attention, j’ai un doute : ais-je bien pris avec moi les piquets de tente lors de mon décampage rapide ? Je m’arrête sur le bord, je sors toute la tente de sa housse et… ouf ! ils ont bien là. Maintenant, il faut tout ranger en prenant bien garde à ne rien lacher avec ce vent si une toile de tente m’échappe il est possible que j’arrive jamais à la récupérer. J’en profite pour remettre mon pantalon de snow-board, presque sec. Et je reprend la route, heureusement que j’ai le vent dans le dos, ca m’aide et ca serait d’ailleurs l’enfer d’avancer contre ! Mon dernier waypoint est le lieu approximatif de Hvitarnes. En me rapprochant, je réalise qu’il y a de superbes sites de campement sur ma droite, sur les bords de la Svarta. La seule vie que je croise est une colonne de cavaliers à l’horizon et un Toyota Landcruiser (comme d’habitude, le gars me fait coucou). Bin finalement, j’arrive au bout d’une impasse où il y a une hutte (Boeluhus). Je compte attendre le passage du car, juste pour vérifier que je pourrais le prendre demain… mais bon il est 12 :00 et il passe a 15 :00. Je m’installe donc dans un trou dans l’herbe. Deux équipes arrivent à la hutte. Je discute avec le gars qui semble responsable de gérer le site. Il n’a jamais vu de car ici… il faut dire qu’il est arrivé hier ! Je lui dit que je compte camper dans le coin, il me répond que c’est 500 couronnes, mais que je dois rester dans les limites du camping… or il n’y a pas de limites, les premières barrières commençant plusieurs km au sud. Je paye sans discuter en ayant l’impression d’obtenir un passeport de camping sauvage ;) Il commence à pleuveter, vite je fonce avec avec mon sace prêt d’un site que j’avais repérer avant. Les contraintes aujourd’hui sont : présence de pierres (pour caler les piquets), terrain plat et végétal, surrélevé par rapport au proche voisinage. Encore des contraintes de folie mais je finis par dégotter un coin correct non loin d’une réserve de cailloux (je me rendrais compte en rentrant dans la tente que c’est le sol le plus valonne sur lequel j’ai jamais dormi…) Bon, je monte la tente tranquille (quoique inquiet par les nuages qui se rapprochent) et je m’installe. Là me prend l’envie de me faire un grande soupe de haricots (déshydratés bien sûr). Je le fais au beau milieu de la tente etc… ce qui devait arrvier arriva : je me brûle en prenant le car et je renverse les ¾ sur le tapis de sol et le matelas… grosse galère pour nettoyer tout ca ! J’utilise le tel sat pour appeler la société de car et leur demander leurs lieux de passage exact. La fille sympathique qui me répond ne sait pas mais m’indique que le chauffer ne s’arrête que si quelqu’un veut monter ou descendre à Hivtarnes… Bon, je conclu donc que je vais aller sur la route principale vérifier si je vois bien passer le car demain. Si j’y suis a 12 :00 je pourrais même le voir monter vers le nord avant son retour a 15 :00. Le problème c’est qeu, je sais désormais qu’il est peu probable qu’il passe au bout de mon impasse, et je ne sais toujours par où il passe exactement… et j’espère surtout ne pas à avoir à franchir à gué la Svarta pour rejoindre la prochaine intersection… J’appèllerais le centre d’info demain. Mon point GPS est fait, j’ai plus qu’à faire mon point tel sat et dodo… Il y a un courant d’air créé par l’aération en haut de la tente, avec le vent qu’il y a, cela contribue à la refroidir notablement. Je bricole un système avec un sac plastique et du scotch. Ca a l’air efficace, on verra bien si ca tiendra la nuite… Je m’aperçois que j’ai une ampoule crevée, avec la peau à vif derrière le talon droit. Etonnant que j’ai pu marcher malgré ca !
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